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SCLEROSE EN PLAQUES
I. Epidémiologie
II. Physiopathologie
III. Diagnostic
IV. Signes Cliniques
V. Modes évolutifs
VI. Examens paracliniques
VII. Traitements
La sclérose en plaques (SEP) est une affection inflammatoire, démyélinisante, multifocale du système nerveux central évoluant par poussée. Ces plaques de démyélinisation touchant essentiellement la substance blanche centrale.
I. Epidémiologie
2 / 100 000
50 / 100 000
entre 20 & 40 ans dans 70 % des cas avec un sex-ratio de 1,7 hommes pour 1 femme atteinte
dans 0,6 % des cas, la maladie touche les plus de 60 ans
II. Physiopathologie
On suppose qu'un sujet malade, prédisposé génétiquement (plusieurs gènes), a été exposé à des facteurs exogènes (virus...) à un moment propice de la réceptivité de l'organisme.
L'hypothèse autoimmune
a été évoqué par:
III. Diagnostic
1.Atteintes du SNC présents cliniquement et dans les antécédents (au moins deux) de poussées.
2.Début entre 10 & 50 ans
3.Prédomine dans la substance BLANCHE
4.Deux poussées / ou une progression en 6 mois des signes
IV. Signes Cliniques
La maladie commence donc de façon brutale ou insidieuse.
i. Déficit moteur
Progressif. Il s'agit d'une fatigue à l'effort + un syndrome pyramidal (augmentation du tonus musculaire (spasticité), une augmentation des réflexes ostéo-tendineux, des signes de Babinski, de Hoffman, des réflexes cutané-abdominaux)
ii. Troubles sensitifs
Paresthésies
(picotements, fourmillements), Hypoesthésie (début au niveau de l'orteil ou du pied), puis un engourdissement des 2 membres inférieurs jusqu'au périnée abdominaliii. Syndrome cérébelleux
Ataxie des membres et troubles de la marche, dysarthrie. A cause des troubles moteurs et sensitifs, l'atteinte du cervelet est difficile à voir.
iv. NORB
ou Névrite Optique RétroBulbaire
Atteinte majeure et très fréquente lors de la SEP (60 % des NORB sont dues à la SEP): Baisse d'acuité visuelle avec un flou visuel (avec aggravation sans toutefois qu'il y ait une perte complète) uni ou bilatéral, des douleurs lors des mouvements oculaires, un scotome paracentral et une pâleur papillaire (atrophie optique).
Autres signes oculaires: la diplopie est possible (atteinte du VI ou III) ou une OIN (Ophtalmoplégie InterNucléaire - pathognomonique de la SEP): retard ou perte d'abduction + nystagmus de l'oeil en abduction (mais il existe toujours une convergence des yeux qui est possible)
v. Névralgie du V: rare
vi. Paralysie faciale (VII): sans atteinte sensitive (goût, oreille)
vii. Vertiges: soudains et spectaculaires avec troubles de l'équilibre et vomissements
viii. Troubles sphinctériens et vésicaux (incontinence)
ix. Troubles cognitifs (non révélateurs de la SEP)
Rires et pleurs spasmodiques, dépression, syndrome pseudo-bulbaire, anomalies du jugement
V. Modes évolutifs
A l'occasion d'une poussée, les signes neurologiques peuvent s'installer brutalement en quelques minutes ou quelques heures ou s'aggraver progressivement sur plusieurs jours voire sur plusieurs semaines avant de se stabiliser.
Le caractère spontanément régressif des premières poussées est particulièrement évocateur du diagnostic:
Les poussées suivantes:
VI. Examens paracliniques
A.IRM
Exceptionnellement normale. Les plaques actives (signe d'évolution) sont en hypersignal T2. On observe des lésions dans la substance blanche à divers niveaux (cervelet, capsule interne, corona radiata, protubérance...).
Les diagnostics différentiels à ce niveau sont: les maladies inflammatoires (Sarcoïdose, Lupus, Sjögren), les maladies infectieuses (maladie de Lyme, HIV) et les affections métaboliques (adrénomyéloneuropathie, leucodystrophie)
B.Potentiels évoqués
PEV: 80% des cas
PEA: 60%
PES: 75%
PEM: 90%
C.Liquide Céphalo-Rachidien (LCR)
Anormal dans 90 % des SEP
Protéinorachie: 1g/L
Gammaglobulines: augmentées avec répertoire oligoclonal
Cytorachie: Lymphocytes activés, mais jamais plus de 50 / mm3 (au-delà, ce n'est pas une SEP)
L'ensemble de ces anomalies se voient dans d'autres maladies inflammatoires ou infectieuses du SNC. L'interprétation des examens paracliniques se fait en corrélation avec les signes cliniques
VII. Traitements
L'efficacité des corticoïdes sur la durée et les séquelles des poussées est reconnue depuis les années 70.
Traitement de fond:
influence sur l'évolutivité propre de la maladie