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Conduite à tenir devant un patient présentant une vascularite
1. Identifier clairement la maladie
S'agit-il d'une vascularite spécifique (maladie de Wegener, artérite temporale....) ?
2. Si la vascularite est secondaire à une maladie sous-jacente ou induite par un antigène identifié, traitement de la maladie sous-jacente, ou, si possible, éviction de l'antigène
Par exemple, traitement de la périartérite noueuse chez des patients HBs positifs par traitement de l'infection à Hépatite B
3. Evaluer le degré d'activité et d'extension de la maladie
4. Débuter un traitement approprié lorsque la thérapeutique est indispensable et a prouvé son efficacité
, comme la corticothérapie dans l'artérite temporale ou l'association de corticoïdes et cyclophosphamide dans la granulomatose de Wegener5. Si possible, ne pas prescire de traitement immunosuppresseur pour des maladies n'entraînant que rarement une atteinte viscérale irréversible et ne
répondant habituellement pas à une telle thérapeutique (vascularites isolées chroniques, par exemple)6. Instituer une corticothérapie au cours des vascularites systémiques, y associer un agent cytotoxique tel que le cyclophosphamide en cas de
corticorésistance ou s'il a été prouvé que cette vascularite ne répond qu'aux agents cytotoxiques tels que la granulomatose de Wegener7. Surveiller les effets secondaires de la thérapeutique utilisée
8. Tenter sans relâche de restreindre la corticothérapie à des doses alternées, puis l'interrompre lorsque cela est possible. Pour les agents cytotoxiques, diminuer et arrêter le traitement dès que possible en fonction de la rémission, selon les protocoles établis
9. Faire appels aux alternatives thérapeutiques lorsque l'état clinique le nécessite, soit en cas de résistance au traitement, soit devant l'apparition d'effets secondaires sévères des traitements préscrits