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Pour le Centenaire de Magog en 1951
Le maire Simard sautait en parachute
(RP) Les plus âgés s'en rappelleront sans doute: en 1951, le maire Ernest Simard effectuait un mémorable saut en parachute, événement qui venait s'inscrire dans le cadre du centenaire de Magog. Car, Magog, a déjà fêté son centenaire.
La célébration du centenaire de Magog en 1951 vient toutefois d'une confusion qui est d'ailleurs rappelée dans le livre écrit cette année par MM Lapalme et Dionne sur l'histoire de la ville. On peut y lire:" En décembre 1950, sont entreprises les premières démarches en vue de la célébration du centenaire de Magog pour 1951. Ce centenaire se basait sur la date où, pour le première fois, le nom de Magog était "officialisé" par le bureau de poste. ( ) Le changement de nom semblait justifier la célébration du centenaire."
En fait, ce n'est que le 28 janvier 1888 que furent émises les lettres patentes du village de Magog.
Quoi qu'il en soit, les célébrations seront très modestes. Toujours dans le livre de MM Lapalme et Dionne, on lit: "Malgré qu'un budget de 10 000 $ leur ait été consacrées, ces célébrations prévues pour la fin d'août n'auront pas lieu, sans doute parce que les organisateurs de l'événement ont manqué de temps. En effet, la première réunion du comité du centenaire est datée du 24 avril. Néanmoins, une cérémonie aura lieu au parc des Braves au mois d'août afin de dévoiler les nouvelles armoiries de la cité."
Il y aura bien quelques autres activités mineures, mais en cette année 1951, c'est le saut en parachute du maire Simard qui aura attirer le plus d'attention. L'un des objectifs du maire était de faire connaître Magog. Et selon un article paru dans Le Progès et signé par celui que l'on a déjà appelé le père du Centenaire, M. Jacques Boisvert, (le vrai, celui de 1988) le maire Simard aura atteint son but. "Il a très bien réussi, écrit M. Boisvert, si on considère qu'une foule de 10 000 personnes s'est rassemblée pour regarder sauter le maire d'un avion à une hauteur de 2 500 pieds." M. Boisvert rappelle également que de nombreux journaux canadiens et américains avaient couvert l'événement.
Aujourd'hui, Magog est fort bien connue et on ne demandera certes pas au maire actuel de sauter en parachute pour mousser la publicité.
Le Progrès de Magog, page 40
29 août 1988
Le Progrès de Magog, page 3
5 septembre 1988
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La Société Historique du Lac Memphrémagog
Le saut en parachute du maire Simard
En causant avec des jeunes de la vingtaine, je leur ai demandé s'ils se souvenaient avoir entendu raconter l'histoire du maire Simard qui a sauté en parachute dans le lac Memphrémagog. À mon grand étonnement, on m'a répondu: "Non."
Je me permets donc de rappeler cet événement pour nos jeunes et raviver les souvenirs à ceux du temps.
Le but que le maire Simard s'était fixé en sautant en parachute était de faire connaître la ville de Magog. Il a très bien réussi à l'époque si on considère qu'une foule de 10 000 personnes s'est raasemblée pour regarder sauter le maire d'un avion de 2 500 pieds, il est tombé à quelques pieds d'une des îles "Les trois surs".
Cet événement s'est déroulé le 19 août 1951. À ce moment là, les sauts en parachute étaient assez rares, d,autant plus que monsieur Simard n'avait aucun entraînement de parachutiste. Monsieur Simard était âgé de 43 ans et père de 6 jeunes enfants. Il pesait 208 livres et ne savait pas nager, donc très hasardeux.
Selon les journaux du temps, le maire Simard avait été à la messe de la paroisse St-Jean-Bosco le matin et, avait reçu les bénédictions spéciales de Mgr Vel et Mgr Poitras.
Afin de souligner cet acte de bravoure, une carte-souvenir a été imprimée avec la photo du maire, sur laquelle on pouvait lire: " Le premier maires des 2 Amériques à faire un saut en parachute". L'événement avait été publicisé si on considère que ce fait a connu une couverture internationale par les journaux américains et canadiens.
D'ailleurs, ce maire assez original et intrépide a accompli d'autres faits que j'aurai l'occasion de vous raconter prochainement.
Jacques Boisvert,
Le Progrès de Magog, page 17,
18 janvier 1983
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DE LA PUBLICITE OUI;
DE LA BONNE, NON
Ainsi qu'il l'annonçait depuis plusieurs jours, déjà, le maire Ernest Simard se laissait, dimanche dernier, choir d'une hauteur de 2 500 pieds dans le lac Memphrémagog.
Avons-nous besoin d'ajouter que l'aventure était extrêmement périlleuse et qu'il fallait beaucoup de cran pour s'y lancer sans préparation, sans entraînement préalable ? Et c'était le cas de notre premier magistrat, peu familier avec l'aéronautique et encore moins avec le maniement d'un parachute. La chance a favorisé M. Simard et il est sorti sain et sauf de ce que d'aucuns estimaient un défi pur et simple à la mort. Quels que soient ses petits péchés d,action et d'omission, on ne saurait lui reprocher d'être un poltron. Nous serions plutôt enclin à le taxer de témérité.
Toutes ces réserves faites, il convient de se demander ce que Magog pourra bien tirer d'une pareille prouesse, attendu qu'il s'agissait en l'occurrence - on nous l'a répété sur tous les tons - de faire autour de ses cent ans une plus grande publicité. Cette publicité, il n'y a pas à le nier, nous l'avons eu pleinement. Il suffit, pour le constater, de jeter un coup d'il sur les écrits, accompagnés ou non de photos, qui s'étalaient lundi dans les quotidiens de Montréal, de Sherbrooke et d'ailleurs. Mais ces coups de tam-tam, en quoi peuvent-ils aider la "Perle" des Cantons de l'Est ? Au point de vue strictement pratique, où, quand et comment Magog verra-t-il, à cause de cet exploit, augmenter sa population, s'enrichir son commerce et se multiplier ses industries ? Quel bon renom ce même exploit peut-il aussi nous valoir à l'extérieur ? Voilà ce que, pour notre part, nous ne serions pas fâchés de savoir.
Il nous semble, à tort ou à raison, que le premier magistrat d'une municipalité n'a pas à risquer sa vie pour bien remplir le mandat qu'on lui a confié. Il nous semble, à tort ou à raison, qu'il lui suffit de faire son devoir, de rester tout bonnement sur le plancher des vaches au lieu de se balancer, au bout d'un parasol garni de cordes, entre le ciel et l'eau.
Nous ne voyons pas bien les maires de Québec, de Drummondville ou de Granby, pour ne parler que de ceux-là, dans le rôle que jouait il y a trois jours M. Simard, pas plus que nous ne les voyons devenir dans un autre domaine amuseurs de foules ou bateleurs de cirque.
Il y a quelque chose qui s'appelle dignité, respect des traditions, souci des convenances. Et ce quelque chose, où le trouverons-nous si le premier citoyen d'une agglomération comme Magog omet de s'en parer dans l'exercice de ses fonctions ou devant le grand public ?
Et c'est précisément ce que, malgré son mépris du danger, sa hardiesse et son courage incontestés, notre maire a fait dimanche dernier.
Il nous permettra de le lui rappeler en passant.
Le Progrès de Magog,
VOL. 3, No. 2, page 1,
22 août 1951
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