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Match de lundi contre Sherbrooke
La ligue suspend Daoust pour deux matchs
par Stéphane Bégin
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CHICOUTIMI (SB) - L'entraîneur-chef des Saguenéens de Chicoutimi, Martin Daoust, a écopé d'une suspension de deux rencontres pour les gestes posés lors de la rencontre contre les Castors de Sherbrooke. Le préfet de discipline de la Ligue de hockey junior majeur du Québec (LHJMQ), Maurice Fillion, a imposé cette suspension, qui sera effective à compter de ce soir.
On se souvient que la troupe de Joe Canale a rendu visite aux Saguenéens de Chicoutimi, le lundi 6 décembre dernier, au centre Georges-Vézina, match remporté 4-3 par les visiteurs.
En fin de rencontre, alors que les Sags tirent de l'arrière par un seul but, Daoust convoque ses joueurs au banc pour leur expliquer la stratégie à suivre.
L'officiel du match, Richard Forest, n'apprécie pas le temps perdu et donne une pénalité de deux minutes aux Saguenéens pour avoir retardé le match. Ce qui souleve l'ire de Martin Daoust.
«Ma décision découle du rapport de l'officiel des incidents survenus durant la rencontre. J'ai eu le rapport et la bande vidéo, mais qui ne montre pas les événements.
«Mais on écrit qu'il a imité un aveugle avec un bâton, il a lancé des objets sur la patinoire et il a enguirlandé l'officiel. Si les entraîneurs ont des critiques à faire sur le travail des officiels, ils n'ont qu'à faire des rapports», a résumé Maurice Fillion, lors d'un entretien téléphonique.
Ce dernier n'apprécie guère la façon de faire des entraîneurs pour démontrer leur mécontentement. Il avoue que ce n'est pas un très bel exemple pour les jeunes hockeyeurs et partisans de hockey.
Maurice Fillion a d'ailleurs sévi de la même manière auprès du Chicoutimien Richard Martel, du Drakkar de Baie-Comeau, qui a posé le même geste.
Pas d'appel
Du côté des Saguenéens de Chicoutimi, les dirigeants de l'équipe n'en appelleront pas de la décision de Maurice Fillion. Ils ont plutôt accepté de purger la suspension immédiatement, même si l'entraîneur adjoint, Jean-Daniel Saint-Martin, ne sera pas là pour une des deux rencontres.
«Nous avons décidé de ne pas aller en appel pour deux raisons. La première, c'est que ça coûte 3000 $ et que nous n'avons pas de chance de gagner la cause.
«La deuxième raison, c'est que nous croyons qu'il est préférable de purger les matchs de suspension lors de matches à l'extérieur du centre Georges-Vézina, plutôt que ceux du 28 et 30 décembre», de dire Gilles Côté, directeur général des Saguenéens.
En ce qui concerne Martin Daoust, il ne s'attendait pas à écoper d'une suspension de deux matchs, du moins d'avoir la même sentence que Martel à Baie-Comeau.
Il aurait bien aimé se passer de cette suspension, surtout dans les circonstances.
«Ce soir-là, j'ai voulu démontrer que l'on ne pouvait pas constamment empiéter sur le dos des Saguenéens de Chicoutimi. Je demande à mes joueurs de se défoncer, alors je dois aussi leur démontrer que ça me tient à coeur», indique Martin Daoust.
Le Quotidien, 17 Décembre 1999