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BRÉSIL
A VOIR etc... à Bahia
Coloniale et colorée, Salvador de Bahia ensorcelle.
La ville a vu débarquer les navigateurs : Pedro Alvarez Cabral et Americo Vespucci au début du XVIe siècle.
Le "Quartier du Pelourinho" (le pilori)
Il forme un extraordinaire ensemble de maisons coloniales et constitue, "l'âme de la ville".
C'est là que les esclaves noirs considérés comme insoumis étaient mis à mort.
Faute d'or, les portugais se résignent à transplanter la canne à sucre au Brésil. Mais la main-d'uvre indienne locale préfère mourir plutôt que de travailler dans les plantations. Dès le XVe siècle, les Portugais, comme les autres, savaient utiliser les Noirs comme esclaves.
La traite devient systématique à partir de 1550. Cinquante ans plus tard, Bahia, port prospère du commerce négrier, compte déjà 4 000 esclaves.
Salvador est la cité la plus noire de la planète en dehors de l'Afrique.
Le métissage constitue la base des Bahianais.
Le vieux quartier "Joacquim Tavora" :
Populaire et préservé, dans lequel de nombreux bars invitent à la pause.
Dans le quartier de "Maciel" :
L'église au plafond doré et le couvent Sao Francisco témoignent avec profusion de sculptures, des splendeurs baroques de l'époque (fin XVIe s.)
Dans bon nombre d'églises, des autels aux boiseries rehaussées de feuilles d'or resplendissent et aux plafonds peints témoignent de la ferveur du peuple et de la richesse des colons.
Les Marchés :
La rue des Cordonniers possède un antique marché couvert.
Le pittoresque marché Sao Joaquim forme un labyrinthe de ruelles en bord de mer.
Le Mercado Modelo, centre d'artisanat installé dans l'ancienne maisons des douanes, joue un peu les pièges à touristes.
Le carnaval :
Le carnaval reste ici , sans ticket d'entrée; L'important est de "PULAR" - sauter et danser.
Cortèges de candomblés, orchestres perchés sur des camions distribuant gracieusement de l'alcool aux participants, etc.
Salvador by night :
Les discothèques se trouvent essentiellement dans les grands hôtels.
A la Cantina da Lua, l'un des bars les plus amusants de Salvador, des personnalités, des inconnus hauts en couleur et des dandys se rencontrent sans complexe.
Les cérémonies de candomblé, plus discrètes ont également lieu la nuit. A vos risques est périls, surtout dans le cur du Pelourhino, chaud à ses heures.
Les plages :
La plage de Barra est sans doute la plus conviviale.
Armaçâo est l'une des rares plages naturistes du Brésil, elle est dangereuse pour la violence de ses vagues.
Préférez-lui celles de Pieta et d'Itapoa, ombragées de cocotiers, ponctuées de buvettes bon marché et lieux de rencontres. Surf et body-board, malibu et Cie... Tous les sports de glisse se pratiquent dans les rouleaux et les tubes des plages Boca do Rio et Corsario.
Manger :
La cuisine bahianaise, métisse et généreuse, est réputée pour son originalité dans le monde entier. La base? Noix de coco râpée, fruit de mer, huile de palme, dendé et épices.
Au début, allez-y doucement, sinon la digestion sera rude. Les esclaves africains ont apporté leurs secrets, les colons portugais leurs habitudes.
Deux exemples entre milles :
le "FEIJOADA", haricots et bas morceaux mijotés;
la "MOQUECA", ragoût de crevettes, enveloppé dans les feuilles de bananier.
Sans oublier les meilleurs desserts du monde comme la "COCADA" à la noix de coco et au gingembre ou l'AMBROSIA à la vanille.
Une adresse : le "SENAC" (largo do Pelourinho) dans une demeure historique de la vieille ville. Plus de trente plats de la gastronomie bahianaise, servis à volonté.
Dans la rue, au hasard des promenades, une multitude de boutiques proposent de savoureuses spécialités à emporter. Brochettes de buf grillé, crevettes aux choux ou boulettes de haricots frits se dégustent debout.
Sommaire Voyages Brésil Page 7
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Révision : 22 septembre 1999 .