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Introduction
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| Avec le développement de l'Internet s'est développé un type de transaction commerciale dans lequel le produit vendu n'est pas un article palpable, mais une copie d'un programme informatique. Le vendeur et l'acheteur n'ont pas besoin de se rencontrer pour conclure la transaction. Une copie du produit est téléchargée par l'acheteur sur Internet, et le payement est fait par carte de crédit ou par virement bancaire. Ce qu'on vend dans ce cas, c'est une ''licence'' qui permet à l'acheteur d'utiliser une copie du programme sur son ordinateur. En général cette licence ne vous permet pas de céder le produit à votre voisin, bien qu'en pratique rien ne vous empêche de le faire. D'autre part, avec la multitude de produits disponibles sur ce marché, il est difficile d'amener les gens à acheter un produit qu'ils ne connaissent pas. D'où le concept de shareware, ou ''essayer avant d'acheter''. On met son produit sur le marché, on vente ses qualités, et on offre à l'acheteur potentiel d'essayer le produit pour voir s'il répond à ses besoins. Il fallait dans ce cas trouver un moyen de désactiver le produit à la fin de la période d'essaie pour amener les gens qui sont satisfaits et qui veulent continuer d'utiliser le produit à payer leur licence d'utilisation, à ''enregistrer'' le produit en d'autres termes. Dans la plupart des cas, le shareware cesse de fonctionner après une période d'utilisation déterminée par le créateur du programme (en général 1 mois). Pour continuer, le client doit payer sa licence d'utilisation, après quoi un code d'enregistrement lui est envoyé qui permet de réactiver le programme. Quel est le principe de fonctionnement de ce code? On inclut dans le programme un algorithme qui permet au programme de ne reconnaître que des chiffres qui obéissent à une certaine règle, ou d'associer chaque lettre de l'alphabet à un chiffre particulier. Dans ce dernier cas, l'information nécessaire à l'enregistrement comprendra le nom d'utilisateur et son code correspondant, qui seront reconnus par l'algorithme placé dans le programme. Comme l'algorithme en question réside dans le programme, il doit être possible à quelqu'un qui s'y connaît de trouver cet algorithme et de réactiver le programme. C'est à cet exercice que se livrent les craqueurs des programmes. Il existe plusieurs groupes qui ne font que ça, et qui ont pignon sur rue (ou plutôt sur Internet). Ils publient le résultat de leur travail dans leurs sites, qui enregistrent un trafic de plusieurs centaines de visiteurs par jour. Qu'est ce qui motive ces groupes' Je crois qu'il y a d'abord le désir de violer délibérément la loi (sans prendre beaucoup de risque d'ailleurs), et l'excitation qu'il y a à se considérer comme un ''pirate des temps modernes''. Ces pirates affichent sur leurs sites des étranges images qui font penser à quelques symboles magiques, et des slogans comme ''la légende continue'', ''nous sommes des pirates'', ''the action never stops''. Ils se désignent par des noms étranges qui comprennent des lettres majuscules et minuscules mélangées, avec beaucoup de Z ( cRaqUeZ, wAreZZ, PiraTEzZ'). Il y a ensuite le profit, car bien que les cracks soient offerts gratuitement, ces sites sont parrainés par certaines marques de produits qui comptent sur l'intense trafic que connaissent ces sites pour amener certains visiteur à visiter leurs propres sites dont les bannières sont affichées ostensiblement sur les sites pirates. Pour chaque visiteur qu'il reçoit, le sponsor paie une certaine somme d'argent au site pirate. Ces sponsors sont souvent des sites pornographiques, de sorte que sur Internet cracks, warez et porno sont souvent liés. La plupart des sites vous laissent libre de visiter leur sponsor ou pas, mais d'autres sites vous obligent à visiter d'abord leur sponsor avant de vous laisser télécharger quoi que ce soit. Avec le trafic que connaissent ces sites pirates, ce parrainage peut générer des sommes d'argent non négligeables. Il est bien entendu que les developpeurs de programmes ne restent pas inactifs et cherchent à mieux protéger le fruit de leur labeur. |
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| Les pirates des temps modernes: Introduction |